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Bientôt les vacances, devenez Responsables

Nous sommes début juillet, les vacances approchent pour beaucoup d’entre nous. Certains vont rester chez eux, crise oblige, et d’autres vont s’envoler vers des destinations de rêve. Alors, je voudrais vous parler de tourisme responsable. Oui, je sais, les vacances, c’est fait pour se reposer, se vider la tête, tout ça… Mais même pendant ces quelques jours, il faut penser aux autres et penser à l’avenir.

Pour commencer, voici quelques chiffres : le tourisme dans le monde représente plus de 850 milliards de dollars de recettes (en 2009) pour 880 millions d’arrivées de touristes venant de l’étranger. La France reste la première destination avec près de 77 millions d’arrivées, suivie par les Etats-Unis et l’Espagne. Les Français ont dépensé à l’étranger plus de 27 milliards d’euros en 2009.

Maintenant que vous êtes assommés par tous ces chiffres, je vais pouvoir vous parler des effets néfastes du tourisme industrialisé. Le marché du tourisme international représente un beau gâteau à se partager. Et beaucoup veulent avoir leur part, peu importe les conséquences sur l’économie, l’environnement et la culture locale. Premier gros problème, les touristes utilisent les ressources locales et sont donc en concurrence avec les populations locales. Je suis tombé sur un exemple développé par Pierre Icard du plan bleu :

Les golfs consomment autant d’eau à l’hectare que les cultures bien irriguées.

Les touristes ont un comportement plus insouciant quand ils sont en vacances. Leur consommation d’eau, par exemple, représente le double de ce que consomme la population locale.  Cela pose un problème, surtout que la pleine saison se situe en été, là où les réserves d’eau sont les plus faibles. Les autorités locales doivent donc procéder à des arbitrages entre les différents usages. J’ai pris l’exemple de l’eau mais le problème est le même pour la nourriture dans des pays moins développés.

Le deuxième gros problème est la pollution engendrée par le tourisme. En effet, la surpopulation engendrée par le tourisme entraîne une surconsommation d’où des déchets en surnombre difficilement assimilables à l’échelle locale.  Les émissions de gaz à effet de serre sont également à prendre en compte. Selon l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme)  le tourisme représente 5% des émissions totales mondiales. Cela est dû en grande partie aux transports. Le tourisme scie la branche sur laquelle il est assis. Car si rien n’est fait, Venise ne sera plus qu’une cité sous-marine, les Maldives seront également sous les eaux, les neiges du kilimandjaro seront une appellation trompeuse car elles auront fondu en 2020…

Bien sûr le tourisme a des effets bénéfiques, c’est indéniable. Mais au vu de ces éléments, il est nécessaire de s’interroger sur notre façon de voyager. C’est là qu’intervient le tourisme durable et l’écotourisme. Une nouvelle forme de tourisme commence à apparaître et se développe de plus en plus. Un tourisme soucieux à la fois de l’environnement et du bien-être des populations locales. Le but étant d’assurer le développement de l’économie locale tout en respectant sa culture et son environnement. Rien de bien sorcier finalement. Il faut juste être prêt à quelques minimes sacrifices. Dites adieu aux grands hôtels All inclusive construits en bordure de plage. Préférez les établissements proposés par les locaux ou même logez-vous chez l’habitant. Préférez la douche rapide au bain à bulle du spa de votre hôtel de luxe. Gardez vos serviettes de bain plusieurs jours, éteignez vos appareils électriques, oubliez la climatisation. Autant de petits gestes qui auront de gros impacts. Voici une liste de conseils pour voyager de façon responsable. Pour votre recherche de logements ou d’agence de voyage, vous pouvez également vous fier à des labels comme l’Ecolabel Européen, Ecogîtes ou Agir pour un tourisme responsable (ATR). Il est d’ailleurs dommage qu’il n’y ait pas un seul label englobant l’ensemble des pratiques du tourisme responsable.

Cette façon de voyager commence doucement à convaincre les touristes. En 2010, ATR recensait 250 000 voyageurs français partis avec des opérateurs certifiés. Même les grandes chaînes s’y mettent. Le groupe Pierre &Vacances/ Center Parcs a annoncé qu’il allait se lancer dans une campagne de certification de ses resorts et résidences urbaines.

Alors, cet été, pensez-y. Quand vous serez sur la plage, ou sur un sentier de montagne ou dans la jungle… Soyez responsables !

Oliver Stein ©

3 Réponses

  1. Merci à Oliver pour cet article très intéressant. mais je pense aux communautés zapatistes du Mexique qui se battent parfois contre ce tourisme « durable » ou « vert » ou… peu importe sa définition… car finalement les entreprises qui développent cet écotourisme ont souvent servi à virer (ou essayer) des poches de résistances indigènes. on expliquait ainsi à certaines communautés que leurs plantations – installée sur des terres récupérées par les zapatistes – risquait de mettre en danger un site « sauvage »… une fois de plus le droit au tourisme des occidentaux passent avant le droit de vivre des peuples indigènes. le tourisme vert, comme le capitalisme vert n’est souvent qu’un nouvel habillage pour un régime déjà ancien. on cherche moins à satisfaire les besoins des locaux qu’à leur imposer un changement de mode de vie en les « subventionnant » par l’afflux de devises… maintenant je fais la différence entre partir de manière responsable et utiliser une chaîne qui vous vend un « éco-séjour touristique responsable qui vous permettra de vivre au plus près des autochtones »… pour voyager responsable, ne déléguons pas notre responsabilité à l’industrie du divertissement.

    6 juillet 2012 à 13 h 48 min

    • Oliver Stein

      Alors, je ne connaissais pas l’exemple que tu cites. Effectivement, il ne faut pas se fier bêtement à une étiquette « tourisme durable ». Non, pour ceux qui veulent réellement faire de l’éco-tourisme, il est bien de s’assurer que l’agence de voyage ou l’hôtel que vous réservez participe à l’économie local et la respecte. Les labels que je cite sont censés éviter la situation que tu expliques. Il faut malgré tout rester vigilant et ne pas avoir une confiance aveugle en vos prestataires. Et comme je le dis dans l’article, il est de toute façon préférable de passer par des intervenants locaux pour vos prestations, au moins, le doute est moins important.
      Merci pour ton commentaire en tout cas🙂

      6 juillet 2012 à 14 h 07 min

  2. Il ne manque que les abandons d’animaux dans cet article très intéressant🙂

    10 juillet 2012 à 16 h 16 min

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